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Quelles règles du jeu je pose au début de mes formations ?

Et pourquoi est-ce si important à mon sens de poser un cadre clair...

· Facilitation,Coaching Pro

1. Confidentialité

Poser ou non un espace de confidentialité dans un cadre professionnel ? C'est une vraie question. C'est souvent amené dans les formations de développement personnel, beaucoup moins dans le contexte professionnel à moins que l'on parle de confidentialité de données.

Je ne me souviens pas avoir suivi une formation dans un contexte pro avec un cadre de confidentialité de posé. Mais je ne me souviens pas non plus de formation pro ou chacun s'exprimait librement, à la première personne, dans une position responsable.

Je propose donc souvent de poser un espace de confidentialité dans mes formations. Je le fais pour faciliter un cadre bienveillant et de confiance au sein d'un groupe, que chacun se sente libre de s’exprimer comme il le souhaite.

Je l'amène souvent comme ça : "Je vous propose de poser un espace de confidentialité. Vous pouvez parler de votre expérience à l’extérieur et je vous invite à en parler si vous êtes satisfait, mais sans citer les noms et les retours d’expérience pris en exemple par les personnes présentes. Est-ce que tout le monde ets en accord avec ça ?" et au moment ou je demande si tout le monde est en accord avec le fait de ne pas citer les prénoms, noms des projets à l'extérieur de l'atelier ou de la formation, je lève la main pour inviter chacun à le faire également afin d'attester d'un accord commun. Jusque là, je n'ai jamais eu de refus. Si tel est le cas, ne passez pas outre, demander à la personne si elle souhaite s'exprimer ?

2. Parler à la première personne

Je vous invite à parler à la première personne, à exprimer vos propres retours d’expérience plutôt qu'utiliser le « on » ou le "ils".

Il est très facile de partir dans des généralités et des débats d'idées, d'arguments liés en groupe. Et d'autant lorsqu'on s'exprime en parlant des autres, donc que l'on n'a pas vécu directement l'expérience, que l'on donne son point de vue extérieur. C'est un cas typique ou la part d'interprétation est forte et les points de vue au sein du groupe risquent de multiplier. Et comme l'on adore argumenter en France, vous savez tous ce que ça donne. Or lors d'une formation, il faut selon moi, savoir laisser de l'espace à l'échange, de l'argumentation à partir de questions soulevées, mais il faut également savoir comment stopper un argumentaire de groupe basé sur de l'hypothétique.

Et l'une des techniques pour ça, c'est d'inviter chacun à s'exprimer à la première personne dès le début et de leur demander l'autorisation de les corriger s'ils repartent dans des généralités en utilisant le "ils" on le "on".

3. Le "quack !"

C'est un geste indiquant la résonnance avec ce qu’une des personnes du groupe exprime. Je l'appelle le "quack" car il peut être exprimé verbalement : "quack!", par un geste avec les deux mains qui s'agitent au niveau de la tête pou tout autre geste que vous proposez. C'est un moyen de montrer à la personne qui s'exprime que vous acquiessez ce qu'elle dit ou que mieux, vous avez vécu la même chose mais sans couper la personne. Vous restez donc dans une écoute active de la personne qui est en train de s'exprimer.

J'adore ce petit tips de communication verbal ou non verbal. Il pose une dimension de jeu et de connexion forte au sein d'un groupe dès le début.

4. Éteindre vos portables 

Pour ce qui est des portables, il m'arrive d'en faire juste un rappel ou un petit jeu de type "ice breaker" pour prendre conscience du rapport que l'on a à son portable, et en particulier comment l'on se sent lorsque l'on échange son portable avec quelqu'un d'autre. C'est assez fun, et souvent ça créé un moment de conscientisation autour de l'utilisation de ses petites machines et de leur notifications quotidiennes. Il m'arrive parfois d'en faire un jeu : "le premier qui a son portable qui sonne paye le café à tout le monde ce midi !".

Ou il m'arrive de profiter du rappel du portable en silence pour poser la règle des deux pieds à ce moment là. Si vous avez un coup de fil à passer, que vous devez répondre à un mail ou à un texto et que vous n'êtes plus 100% présents, prenez vos deux pieds et sortez faire ce que vous avez à faire. Puis revenez lorsque que vous êtes à nouveau présent.

Ça peut sembler un peu scolaire à certains, ou trop libertaire pour d'autres. Pour que chacun se donne la permission, il faut vraiment le présenter comme un point de prise de responsabilité personnelle, sans jugement de la part du groupe ou du facilitateur. L'idée est que chacun se sente libre de prendre ses deux pieds sans s'excuser et de sortir sans faire de bruit pour en pas déranger le reste du groupe.

5. La règles des 2 pieds

Ça se fait beaucoup dans les agiles tours ou autres plénières agiles, particulièrement lors des forums ouverts. Chacun est invité à prendre ses deux pieds et à bouger s'il estime qu'il n'apporte rien là ou il est ou qu'il n'est pas pleinement présent et qu'il aurait mieux à faire ailleurs.

Je le pose tel quel en spécifiant quand même d'essayer dans la mesure du possible d’attendre les pauses pour aller aux toilettes ou de se prendre un café. L'idée n'est pas de créer plus de mouvement et de donner la liberté de prendre son café au milieu d'un exercice.

Je leur propose d'être dans une forme d'apprentissage personnel en notant ce qui les garde connecté et ce qui les déconnecte. Je leur explique que c'est très intéressant d'en prendre conscience à titre personnel, et que c'est aussi une opportunité pour moi d'obtenir des feedback clés sur ce qui garde un groupe entier focus et ce qui fait déconnecter une ou deux personnes d'un groupe par exemple.

6. Enfin poser que l’on est ici pour avancer tous ensemble

Je rappelle que l'expérience vécue lors de cette formation dépend d'eux car nous sommes là pour composer ensemble, apprendre un maximum, de nos expériences, nos questionnements, et ce sans jugements.

7. Tout est faciltation

Je finis pas leur expliquer que tout est facilitation. Que mon métier consiste à faciliter l’apprentissage plus que de former. J'explique que mon intention est de leur donner un maximum de tips, pratiques, d'exos qu'ils pourront ré-utiliser dès le lendemain de la formation.

J'explique que les slides, on me demande d’en faire, et que c'est interessant d'en avoir à l'issue de la formation comme rappel à ce qui a été vécu, mais que les formations existent pour créer de l'interaction et non dérouler du contenu qui se trouve aujourd'hui facilement sur le net.

Je rappelle que du contenu il y en a partout sur le net. En revanche, vivre une expérience permet d’apprendre, de retenir et derrière de juger de la qualité du contenu publié en ligne. Je les préviens dès le début que je vais les faire travailler, interagir et leur demande s'ils sont prêts ?

Je n'ai pas encore eu de "non" ! Donc je continue à croire que l'humain veut grandir, progresser, être challengé. Et c'est ce que j'adore dans la formation adulte.

8. Poser de bonnes questions au bon moment

J'explique que j'adore les techniques de questionnements et leur demande s'ils me donnent la permission de les reprendre pour les faire progresser là-dessus. Je leur ré-explique ce qu'est une question ouverte face à une question en "oui ou non" et pourquoi il est si important de savoir poser des questions ouvertes.

9. Consensus

Pour terminer, je leur demande si l'on est tous alignés là-dessus. J'invite à lever la main les personnes en accord ou en désaccord selon le groupe. Et si désaccord il y a, j'invite à exprimer son désaccord. C'est l'opportunité d'introduire les techniques de consensus que j'aborde par la suite tout au long de mes formations.

Je vous invite à partager vos ressentis, questions, tips pratiques personnels ci-dessous.

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